Langue et musique se développent en relation étroite dès avant la naissance

foetus
Leonardo Da Vinci (1452-1519)

L’expression de la langue humaine est phonétiquement différente d’une personne à l’autre et forme la personnalité de chacun. Le timbre de la voix est unique comme une empreinte. C’est pourquoi l’apprentissage des langues a une place importante dans l’enseignement à tous les niveaux. Les efforts scientifiques et les recherches méthodiques ont donné des résultats pertinents. Des linguistes du monde entier créent des méthodes et des outils soigneusement élaborés améliorant quotidiennement cette recherche. L’une des hypothèses les plus fortes, et donc les plus contraignantes des théories génératives, que ce soit en linguistique ou en musique, est bien celle de l’innéité des compétences. L’un des arguments en faveur de cette innéité est que le langage, comme la musique, sont des activités spécifiquement humaines qu’on ne retrouve pas dans le monde animal.

Le corps humain est vibratoire et c’est pour cette raison-là qu’il réagit plus favorablement au son sémantique musical, qu’il enregistre d’une façon instantanée et automatique.

A partir de la 25ème semaine, le fœtus commence à distinguer progressivement la mélodie et le rythme de la langue de sa mère. Ces premiers sons s’inscrivent dans l’autobiographie de chacun et sont considérés comme musique.

Dès sa naissance, l’enfant apprend à communiquer en assimilant le son et en l’intégrant à son expression à partir du «dialecte» musical de sa mère. Par conséquent, les racines affectives du son musical et linguistiques sont gardées dans la mémoire autobiographique pendant notre enfance et sont enregistrées à l’intérieur des mémoires émotionnelles, qui forgent secrètement notre personnalité de façon inconsciente.